Tolérance zéro – Edito du 07-03-12

Avant son départ pressenti de la tête de la MILDT, Etienne Apayre tient absolument à faire perdurer sa guéguerre à la drogue. Peut-être aurez-vous aperçu depuis le 13 février les publicités ciblées présentes sur les sites web fréquentés par les djeuns tels facebook, google, skyrock… ? Si ce n’est pas le cas, 2 possibilités : soit vous savez à peine consulter vos mails, soit le fichage généralisé orchestré par les régies publicitaire des grands noms du web n’ont toujours pas réussi à cerner votre profil de vilain consommateur de drogue(s) c’est à dire un jeune.

En cliquant, vous tomberez sur une vidéo de 2 minutes tentant de vous faire culpabiliser d’aimer les drogues. Elle vous fera croire que c’est à cause de vous que M. et Mme Martin vivent un enfer dans leur HLM squatté par des dealers, que c’est votre faute si les jeunes décrochent à l’école et préfèrent devenir guetteurs, coursiers et revendeurs sous les ordres des caïds, que la mort des passeurs de drogues vous incombe et cerise écolo sur le gâteau de votre mauvaise conscience, c’est encore à cause de vous si les producteurs de drogues polluent sans vergogne les forêts et les rivières avec leurs composés chimiques. Alors, convaincus par Étienne ?

Si tel n’est pas le cas voilà le 2ème effet kisscool. Bien conscient de l’hypocrisie de sa campagne de com’, Etienne sait aussi et surtout manier le bâton pour atteinde son but. Rappelez-vous, si la drogue est illégale ce n’est pas harsard. Et ce n’est donc certainement pas non plus par hasard qu’est sortie 3 jours plus tard une circulaire du Ministère de la justice émanant de la direction dont il était responsable avant sa nomination à la MILDT, sur le traitement judiciaire des consommateurs de drogues. Cette circulaire vise à assurer le principe de la guerre à la drogue sur l’ensemble du territoire national. Cette harmonisation consiste à donner une réponse pénale systématique excluant le simple rappel à la loi et le classement sans suite. Au menu stages payants (450€) de sensibilisation aux drogues, obligation de soin et comparution en correctionnelle… C’était quoi déjà le mot d’ordre des révolutions arabes l’an dernier ? Ah oui : Dégage !

A+

Kritik

 

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