Communiqué des Insoumis concernant la reprise d’un dialogue collectif avec le gouvernement

Suite aux actions de protestation réussies de Rennes (Teknival des Trans-Off) et Nantes (Caravane Pirate), les organisateurs du festival du 1er mai et l’association Technotonomy ont demandés un rendez-vous au ministère.

Lors de cette entrevue, une 2ème réunion a été programmée pour le 5 février 2014, avec quelques représentants issus de leurs réseaux régionaux ou affinitaires, et avec pour ordre du jour :

  1. Présentation, point sur la situation sur le terrain dans les régions de France et doléances des Sound Systems
  2. Echanges sur la mise en place des Etats Généraux de la Free party
  3. Présentation du dispositif des Médiateurs Jeunesse par Eric Bergeault
  4. Mise en place d’un calendrier et d’une équipe d’organisation pour le Teknival du 1er mai.

L’information ayant été rendue publique par un représentant de l’Ouest, de nombreux Sound Systems qui n’avaient pas été consultés se sont donc réunis. A l’issue de ces discussion, nous avons demandé, avec succès, à participer à cette réunion. Aucun d’entre nous ne souhaite négocier et promettre quoi que ce soit, tant que des garanties sérieuses n’ont pas été données par le gouvernement concernant l’avancée du dossier Free Party. Nous souhaitons également que les débats soient ouverts à l’ensemble des Sound Systems et retranscrits publiquement, par soucis de transparence et d’horizontalité entre les Sound Systems. Si chaque Sound System et chaque Réseau a ses propres revendications, certaines font consensus et servent de bases communes :

  • Arrêt immédiat des violences policières, des saisies de matériel et de tout autres moyens de répression,
  • Retrait par décret de la possibilité de saisir les véhicules et de suspendre les permis des organisateurs,
  • Augmentation par décret de la limite du nombre prévisible de participants de 500 à 1500.

Tant que nous n’aurons pas obtenu d’avancées significatives, nous prévoyons d’organiser des actions directes festives pour tenter de faire pression sur le gouvernement : Le court délai avant cette réunion ne nous a pas permis d’informer et de mettre en place une coordination entre les Sound Systems d’Île-de-France. Si ces discussions se poursuivent, il faudra bien que l’ensemble des sons qui se sentent concernés se réunissent et s’accordent pour présenter un front commun par la suite.

Les Sound Systems du Réseau des Insoumis ne croient toujours pas que le lobbyisme ou la collaboration puissent avoir un impact majeur sur des gouvernements à tel point démagogues et antidémocratiques, pour lesquels leur maintien au pouvoir est le seul facteur réel déterminant leur politique. Seule la pression par la menace de troubles généralisés à l’ordre public et économique permet de les faire reculer, comme en 2005 où nous avons ainsi pu obtenir le passage de 250 à 500. Pour un gouvernement, la paix sociale n’a pas de prix !

Notre politique reste et restera celle d’une confrontation festive et d’un rejet radical du consumérisme et cela malgré les coups que nous assène l’État dans son acharnement contre toute tentative d’autonomisation : peines de prisons et contrôles judiciaires, saisies à répétition de matériel et de véhicules, retraits de permis, violences policières ayant entraînées des blessures à vie, arrêts de soirées sans motif valable,… Rien que pour le Réseau des Insoumis, le total des amendes et des frais judiciaires s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. Malgré cela notre envie de Fête Libre reste entière, nous ne fléchissons pas, nous ne nous soumettrons jamais !

Toutefois, si nous nous faisons un devoir de rappeler le plus fréquemment possible au gouvernement que l’Autonomie Festive est et sera éternellement une réalité, nous sommes également conscients que, seuls, nous ne pouvons pas faire plus face à la machine étatique et ses moyens répressifs.C’est pourquoi nous avons choisis de soutenir ces Sound Systems et de leur apporter notre soutien dans leur tentative tant qu’ils resteront dans une optique de confrontation festive en cas de refus du gouvernement d’accéder à nos demandes. Également, si nous accordons évidemment toute notre confiance à ces Sound Systems, nous n’oublions pas qu’en face il s’agit de l’élite politique, dont la spécialité est la manipulation. Souhaitant éviter à tout prix que nos camarades tombent eux aussi dans les pièges où nous sommes tous tombés par le passé et souhaitant démontrer clairement au gouvernement que nous serons soudés en cas d’actions collectives de confrontation festive, nous serons présents à ce rendez-vous.

Si nous observons que la volonté de nos camarades fléchit, que seuls les dossiers déclarés sont pris en compte, que des acquis de nos luttes passées soient mis en danger ou que nos convictions soient mises en porte-à-faux par ces discussions ou par les actions inhérentes à cette tentative de bras de fer avec l’état, il est évident que nous cesserons immédiatement et irrémédiablement notre participation à cette initiative !

Nous n’avons aucunement la prétention ni même l’intention de représenter l’ensemble des Sound Systems d’IDF.

Nous proposons donc une Réunion Inter-Sound-Systems-IDF le vendredi 21 février 2014 [infoline : 210214] pour voir ensembles les suites à donner à cette initiative.

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