La position du ministère de l’Intérieur attendue pour jeudi

Cette semaine est importante car un groupe de travail interministériel se réunit jeudi 12 mars. Nous devrions enfin savoir si le travail visant à faire changer la loi (détail à la fin du mail) et les pratiques de gestion des free parties par les pouvoirs publics locaux bénéficiera du soutien du ministère de l’Intérieur ou non.

Mais au delà de cette simple décision, c’est le dernier espoir d’un geste fort et concret de la part de l’État demandé depuis un an par le mouvement techno. Pour rappel, les 2 revendications précédentes (moratoire sur les saisies et restitution du matériel saisi) avait été rejetées par l’État.

A ce jour, aucune des 12 promesses de l’État n’ont été tenues tandis que le mouvement Techno, qui gagne au fil des mois en mobilisation et en coordination, doit très prochainement décider des actions revendicatives à venir. Une consultation nationale des activistes techno est en cours à ce sujet.

Succès du fond de soutien juridique

Depuis le début, le fond de soutien géré par Freeform sous la surveillance d’un comité d’éthique est intervenu sur les dossiers suivants :

  • Multi-son 29 : restitution de 4 sons sur 5. Le dernier est en attente de jugement.
  • 1er dossier Marmotek : abandon des charges.
  • 2ème dossier Marmotek : saisie définitive (seule défaite), l’appel est en cours.
  • Saisie La Bass Kour : le procureur réclame la restitution du son !
  • Anonym09 : le procureur réclame la restitution du son !
  • EnKet2Tek : en attente de jugement.

A cela s’ajoutent les victoires obtenues par ailleurs, sans l’aide du fond de soutien comme la restitution des Epsylonn et celle du Teknival de Gétigné.

Globalement la justice confirme donc le bien fondé de nos revendications visant l’arrêt des saisies.

Succès des dernières mobilisations

Nous vous invitons à consulter les pages suivantes :

  • 7 février 2015 : Freeparade à Versailles

    Les activistes techno ont brûlé un mur de son pour protester contre la tribunal de Versailles qui a infligé 191 000€ d’amende à 2 organisateurs de free party.

Le Groupe de travail interministériel

En l’absence de mesures concrètes immédiates annoncées par le gouvernement lors de la rencontre du 19 septembre 2014, les représentants du mouvement ont cessé le dialogue. Toutefois, les associations Art et Culture, Freeform et Techno+ ont participé à l’élaboration de l’argumentaire visant à faire passer le seuil inscrit dans la loi de 500 participants prévisibles à 1500 participants constatés. 6 réunions ont lieu mais l’Intérieur n’a participé qu’à la première. 2 seulement ont fait l’objet d’un compte-rendu (24 octobre et 11 décembre).

C’est précisément sur ce travail que nous attendons l’avis décisif du ministère de l’Intérieur le jeudi 12 mars.

Restez à l’affut et prêts à l’action.

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