Gommes à mâcher et comprimés prennent le pas sur les patchs

source : http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-1145092,0.html [1]date : 22/01/2009

Le march des substituts nicotiniques, en France, a atteint 94 millions d’euros en 2008 (chiffres Nielsen), soit une baisse de 4 % par rapport à 2007. Quatre acteurs se partagent ce march. Par ordre d’importance, ce sont Johnson & Johnson, qui a rachet les marques auparavant dtenues par Pfizer (35 % du march en valeur), le français Pierre Fabre (29 %), l’anglais GlaxoSmithKline (21 %) et le suisse Novartis (14 %).On trouve plusieurs produits sur le march : les patchs que l’on colle sur la peau, les gommes à mâcher et les comprims. Les ventes de patchs, utiliss le plus souvent en vue d’un sevrage rapide, sont en baisse de 25 % en 2008 par rapport à 2007. Selon le docteur Etienne Andr, conseiller en sant publique du laboratoire Pierre Fabre, ces produits sont particulièrement sensibles aux politiques antitabac. « A chaque incitation psychologique, à chaque hausse de prix, ces produits bnficient d’un regain d’intrêt du public », explique-t-il. L’interdiction de fumer dans les restaurants et dbits de boisson, anticipe par tous depuis longtemps, n’a pas eu d’effet sur les ventes de patchs. Les laboratoires Pierre Fabre sont leaders sur ce march.Pour Anne Mallet, chef de produits chez GSK Sant Grand Public, le dclin des patchs est en ralit « structurel ». L’arrive de mdicaments de prescription, comme le Zyban en 2001 (GSK), puis le Champix (Chantix de Pfizer), a port un coup d’arrêt aux patchs. Les personnes vraiment rsolues à arrêter de fumer vont voir leur mdecin et se font prescrire gnralement le mdicament du laboratoire Pfizer.Les autres, fumeurs indcis, proccups de rduire leur consommation plutôt que de souffrir d’un arrêt brutal, se portent vers des produits oraux de substitution. « Les gommes à mâcher ou les comprims permettent plus de souplesse dans la volont d’arrêter de fumer », explique Mme Mallet. Les ventes de comprims (13 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008) augmentent de 12 %, ainsi que celles de pastilles (6 millions d’euros), en hausse de 1 %. En revanche, les gommes à mâcher (30 millions d’euros) sont stables, avec une baisse lgère de 3 % du chiffre d’affaires global.Comprims et gommes à mâcher semblent en ralit être devenus des outils au service des fumeurs qui souhaitent continuer à fumer. Ces substituts à la cigarette compensent le manque quand l’envie surgit dans des lieux interdits comme le bureau, au restaurant après un djeuner ou lors d’un voyage en avion.Les comprims, patchs et gommes à mâcher font partie de l’automdication mais ne sont pas – sauf exception – en libre accès. En raison de leur prix lev, les pharmaciens craignent en effet que les fumeurs ne les volent.Yves MamouArticle paru dans l’dition du 23.01.09

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