Fascisme sanitaire : citoyens enfermez vous !

Un petit pamphlet contre l’hygiénisme ambiant qui restreint toujours plus le cercle des libertés…

Source : http://www.survitualisme.org/article-23171987.html
Date :26/09/2008

Il n’y a plus à douter, si on en croit les bons docteurs sanitaristes,
que notre vie doit s’accompagner des précautions les plus attentionnées.
Jusque dans l’intimité, nous devons faire la chasse aux imprudences qui
pourraient mettre en péril notre santé. La plus pure logique sanitariste
ne saurait se contenter du latex car même cela relève d’une aventure
incertaine. Le petit morceau au bout du désir pourrait se rompre et les
malheureux aventuriers risqueraient d’attraper la siphilis, ce qui est
bien pire que le Sida puisqu’elle peut rendre fou. C’est pourquoi plutôt
que de prendre des mesures sanitaire dans l’intimité, il vaudrait mieux
se passer d’en avoir une. Les progrès en matière de fécondation in vitro
permettrons la reproduction sans avoir à mettre en danger la santé publique.

Le sanitarisme n’aime pas que nous prenions des risques. Le tabac,
l’alcool, l’herbe, et tout le reste doivent être chassés de nos
existences au motif que des conséquences facheuses pourraient nous
destabiliser voire pire nous tuer. Nos logements doivent répondre à des
normes drastiques et nos enfants être vaccinés contre le Sida mental.

Jusqu’à présent le fascisme avait toujours été moral ou politique,
aujourd’hui il est sanitaire et médical.

En poussant un peu la logique du fascisme sanitaire dans une optique
parano théléologique nous pouvons d’ors et déjà affirmer que la
meilleure politique en matière de santé consiste à inciter les
habitant-e-s du pays à rester enfermer.

Mais tout d’abord il faudrait interdire l’usage de l’aspirine et de bien
d’autres médicaments car un seul coup d’oeil à la rubrique « effets
indésirables » de la notice devrait dissuader d’en faire usage.

Il s’agirait ensuite d’interdire tous les véhicules car il est toujours
probable d’attraper un accident ce qui n’est vraiment pas bon pour la santé.

On devrait même se demander s’il devrait être permis de respirer quand
on sait quelles substances toxiques sont rejetées dans l’atmosphère par
les cheminées des usines. Ou tout simplement, pourquoi autoriser la vie
alors qu’on finit toujours par en mourir ?

Il ne s’agit pas de nier la dangerosité de certaines substances à court
ou moyen terme mais de faire usage de la schizo analyse, ce qui doit
mener à récuser une politique totalitaire et fasciste de prévention
systématique. Une politique dans laquelle le scientifique fait usage de
grands maux pour cacher son absence d’analyse en matière de vie
quotidienne. Non, il ne fait vraiment aucun doute qu’à défaut de crever
à cause d’une substance ou d’un logement non conforme on finira par
crever d’angoisse rien qu’à penser à la liste des recommandations
sanitaires.

Le racket fiscal organisé par les Etats sous la houlette des bons
docteurs sanitaristes.

L’augmentation du prix du tabac aurait pour objectif de dissuader les
fumeurs. La réalité est qu’elle ne fait qu’elle ne fait que les appauvrir.

Aucun prix ne saurait rendre dissuasif l’usage d’une drogue. Le prix de
l’héroïne par exemple, n’a jamais permis d’en empêcher l’usage mais tout
juste de précipiter les consommateurs dans la dépendance à l’arbiraire
de la précarité.

Il ne s’agit pas de prévention mais de racket au sens propre.

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