Pourquoi le monde a besoins d’un réseau international d’activistes usagers de drogues

Il exsite un réseau international nommé INPUD (International Network Of People Who Use Drugs) qui rassemble depuis 2006 les usagers de drogues du monde entier à la fois pour dénoncé les dégâts causés par la politique actuelle de guerre à la drogue et pour affirmer la citoyeneté à laquelle les usagers ont droit. Lors de son 1er congrès à Vancouver, une charte a été adoptée. Elle va dans le sens de la réduction des risque liés à l’usage de drogue…

Déclaration de Vancouver
30-04-2006, Vancouver Canada

The International Network Of People Who Use Drugs

Nous sommes des personnes usagères de drogues de tous les coins de la planète.
Nous avons été marginalisés et stigmatisés.
Nous avons été tués, blessés, mis en
prison, diabolisés, et stéréotypés comme
dangereux et comme déchets.
Aujourd’hui, il est est l’heure de faire entendre notre voix de
citoyens, de rétablir nos droits et de réclamer le droit
d’être notre propre porte-parole, en oeuvrant pour notre propre
représentation et pour notre propre autonomisation:

  • pour permettre aux personnes usagères de drogues licites ou
    illicites de survivre, grandir, et voter pour avoir un impact
    significatif dans toute les décisions qui concernent leur vie.
  • pour promouvoir une meilleur compréhension des
    expériences des personnes usagères de drogues illicites,
    et particulièrement de l’impact destructif des politiques des
    drogues affectant les usagers de drogues aussi bien que nos
    compatriotes non-usagers : ceci est un élément important dans
    le développement local, national, régional et
    international des politiques sociales.
  • pour utiliser nos compétences et nos connaissances pour former et éduquer les autres, particulièrement nos
    pairs et nos compatriotes concernés par les drogues.
  • pour soutenir un accès universel à tous les outils
    disponibles pour réduire les dommages liés à
    l’usage de drogues, incluant :
  1. la substitution, les soins médicaux liés à l’usage de drogues
  2. un accès réglementé aux drogues pharmaceutiques de qualité dont nous avons besoin
  3. la disponibilité des outils de réduction des risques, incluant
    seringues et pipes, aussi bien que des équipements pour s’en débarraser
    surement.
  4. une assistance entre pairs, et une information objective et à jour sur les drogues et leur utilisation.
  5. des salles de consommations, nécessaires pour beaucoup d’entre nous.
  • pour instaurer nos droits à une informations objectives et
    pragmatiques sur les drogues, et les moyens de  nous
    protéger contre l’impact potentiellement négatif de
    l’usage de drogues à travers un accès universel à
    des services sociaux-sanitaires étendus et 
    équitables, sûrs, abordables,  encourageant les
    opportunités d’hébergement et d’emploi.
  • pour fournir un soutien pour établir des réseaux locaux,
    nationaux, régionaux et internationnaux de personnes vivant avec
    le VIH, les hépatites, ou d’autres groupes de réduction
    des risques, pour s’assurer que les usagers de drogues soient inclus
    dans tous les niveaux de décision, et spécifiquement que
    nous soyons capables d’être des dirigeants de telles organisations
    et  remboursés de nos dépenses, temps, et
    compétences.
  • pour désavouer les legislations nationales et les conventions
    internationales, qui nous obligent à vivre dans la
    précarité et l’insécurité.

Bien conscients du défi de construire un tel réseau, nous aspirons :

  • à valoriser et respecter la diversité, à
    reconnaitre nos différentes compétences, connaissances,
    capacités, et à entretenir un environnement de confiance
    à l’intérieur du réseau, sans juger les drogues
    que nous utilisons et comment nous les consommons.
  • à diffuser l’information sur notre travail afin de soutenir et
    d’encourager le développement d’organisation d’usagers dans les
    pays/communautés où il n’y en a pas.
  • à promouvoir la tolérance, la coopération et la
    collaboration, en développant une culture de
    l’intégration et de la democratie participative.
  • à
    créer une structure avec des principes démocratiques qui
    encouragent une participation maximum dans ses prises de
    décisions.
  • une intégration maximun avec des focus spéciaux sur ceux
    qui sont les plus vulnérables à l’oppression, que ce soit
    sur leur genre, leur orientation sexuelle, leur statut economique ou
    leur religion.
  • à s’assurer que les usagers de drogues ne soient pas
    incarcérés, et que ceux qui le sont aient accés
    à un traitements au moins égal à ceux dont ils
    bénéficient en dehors, en ce qui concerne la santé
    et les traitements, incluant la substitution et le matériel de
    réduction des risques (seringues, préservatifs).
  • à abolir la peine de mort et tout traitement inhumain envers les usagers de drogues.

Enfin,
le plus profond besoin d’établir un tel réseau vient du
fait qu’aucun groupe oppressé n’est jamais devenu libre sans
l’implication des personnes concernées.
A travers une action collective, nous allons combattre pour changer les
lois locales, nationales, régionales et internationales sur les
drogues et proposer une politique des drogues pragmatique et objective,
qui respecte la dignité et les droits des personnes, à la
place de celle emprunt de moralisme, de stéréotypes et de
mensonges.


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