Revue de presse du mois d’août 2005

Et voici un tas de résumé d’articles vrac parus en août 2005 . Y’en a pour tout les goût : du répressif, de

l’absurde, du dramatique, du drôle, de l’effrayant…


 

L’AFP fait état d’une enquête australienne, publiée aujourd’hui, qui indique que

« les personnes qui boivent de l’alcool modérément ont une plus grande vivacité

d’esprit que celles qui ne boivent pas du tout ou qui boivent trop ». D’après

cette étude, « l’aisance orale, la mémoire, la compréhension des choses sont

meilleures et plus rapides chez les gens qui boivent avec modération qu’au sein

des personnes totalement sobres et de celles qui abusent de l’alcool ». Notant

que consommation modérée signifie 14 à 28 verres de boissons alcoolisées par

semaine pour les hommes et 7 à 14 verres pour les femmes, l’agence précise que

l’étude a mis en évidence des résultats similaires quelque soit le groupe d’âge.

Par ailleurs, les chercheurs disent avoir découvert que « les gens qui ne

boivent pas avaient plus tendance a avoir une santé mentale et physique plus

mauvaise, un niveau d’éducation et un cadre de vie inférieurs ».

L’AFP  qui a lu les documents de la police britannique déposés aux archives

nationales, rapporte qu’en 1969 la police qualifiait celui qui est devenu Sir

Mick Jagger, « pilier de la haute société britannique », de « raclure » faisant

partie du « dangereux monde des consommateurs de drogue » . D’après l’agence,

ces commentaires avaient été consignés après une descente de police à son

domicile londonien où une importante quantité de cannabis avait été saisie.

Précisant que Mick Jagger avait pour sa part accusé le policier qui dirigeait

l’opération d’avoir tenté de dissimuler de « la poudre blanche » dans

l’appartement avant de demander un pot de vin pour abandonner cette charge,

l’agence indique que dans les documents archivés on peut lire à propos de

Marianne Faithfull, compagne de M Jagger à cette époque, " il est intéressant de

constater que ceux qui se présentent comme des témoins de premier ordre se

trouvent en bas de l’échelle sociale et ne sont que des drogués et des

trafiquants" avec aussi cette description de Mick Jagger « un jeune homme

marginal et intelligent quand il n’est pas mêlé au monde dangereux des dealers

». L’agence qui rappelle que M. Jagger avait été déclaré coupable et condamné à

payer une amende, tient à faire observer que depuis il a été anobli.

Italie – cocaïne

L’AFP et LE FIGARO de samedi signalent que des scientifiques italiens ont

découvert une importante quantité de résidus de cocaïne dans le Pô.

D’après l’AFP, cette découverte suggère que la consommation de cette drogue dans

les régions traversées par le fleuve est bien plus élevée que ce qui avait été

précédemment établi. Précisant que les chercheurs ont mesuré dans les eux du Pô

et dans le système d’évacuation des eaux usées, le niveau de benzolecgonine,

substance trouvée dans l’urine après consommation de cocaïne, l’agence souligne

que ce qu’ils ont trouvé équivaut à quatre kilos de cocaïne par jour soit 40 000

doses consommées chaque jour par les habitants de la vallée du Pô. L’agence qui

rappelle que le Pô s’écoule depuis les Alpes pour se jeter dans la mer

Adriatique en passant par Turin, rapporte que selon les chiffres officiels 1,1 %

des jeunes italiens de 15 à 34 ans admettent avoir pris de la cocaïne une fois

dans le mois.

 LE FIGARO qui indique que cette étude est parue dans la revue britannique

Environmental Health du 5 août, évoque des résultats "édifiants" correspondant à

40 000 doses de cocaïne consommées par jour, soit un chiffre « bien supérieur

aux chiffres officiels qui tablent sur quinze mille doses ». Selon l’un des

chercheurs, « le ratio entre la quantité de BE (benzolecgonine) et de cocaïne

retrouvés dans le fleuve est du même ordre que celui que l’on retrouve dans les

urines des consommateurs de cocaïne. Les résultats semblent donc cohérents ». Se

disant lui-même « surpris » par l’écart entre ces résultats et les résultats

officiels obtenus à partir de sondages et d’études, il juge néanmoins que « si

la méthode d’analyse des eaux usées peut sous estimer la véritable consommation

de cocaïne, il semble peu probable qu’elle la sur estime ». D’après le

quotidien, ce chercheur prévoit déjà d’adapter ses méthodes d’analyse au

cannabis et à l’héroïne.

Précisant qu’en France le pourcentage de population ayant consommé au moins une

fois de la cocaïne est estimé à 3,3% avec 200 000 consommateurs plus réguliers,

le journal rapporte que selon Julie?Emilie Adès de l’OFDT « les chiffres obtenus

à partir de questionnaires anonymes sont fiables » et que « de plus les données

sont concordantes d’une étude à l’autre ».

Dans sa tribune de MARIANNE, Guy Konopnicki, se souvient voir entendu à la

radio, dans son sommeil, qu’un groupe de députés proposait l’interdiction totale

de fumer dans tous les lieux publics, y compris cafés et restaurants .

Considérant qu’il « est des nouvelles qui ne donnent pas envie de se lever », il

relate les moments d’un « mauvais rêve » où il se trouvait dans « une ville

silencieuse et propre » sans aucun bruit de moteur et « où le passage des

rollers semblait monstrueusement bruyant ». Il dit qu’au bord de la rivière les

« gens faisaient (…) de la gym obligatoire comme au Japon », que les tabacs

qu’il cherchait « avaient tous fermé, faute de clients » et que voulant trouver

un restaurant comme il les aimait, « bruyant et enfumé (…) servant une cuisine

fort peu diététique », il voyait sur la porte de ceux-ci des avertissements «

semblables à ceux que l’on trouvait sur les derniers paquets de cigarettes en

vente libre » : « l’abus de viande provoque une surcharge pondérale » ou «

l’excès de sucre nuit gravement à la santé ». Il nous dit que « la carte des

vins se trouvait sous une vitrine, comme dans un musée. Vestige d’un autre temps

où on ne se souciait guère de santé publique » et qu’il n’y avait « pas

d’alcool, ni de tabac, aucune nourriture nuisible, un nombre de calories

strictement réglementé ». Bref selon lui « Sport obligatoire. Bagnole interdite

(…) tout un peuple en bonne santé ». Il observe un peu plus loin que de «

l’autre côté du rêve, dans la réalité, la fumée a déjà beaucoup reculé » de même

que le bruit, et il se demande pourquoi on continue à garder « des villes, des

rues et des lieux publics » puisque « tout ce qu’on y faisait était mauvais pour

la santé ». Notant que les lieux publics ne seront plus enfumés « si le groupe

de députés soucieux de notre santé rassemble une majorité », le chroniqueur

estime que toutefois « cela n’aura plus d’importance demain quand les rues

seront vides renvoyant la pollution aux alentours des grands centres commerciaux

» et il interroge « pourquoi garderait on alors tout ce qui allait avec la

ville, cafés, restaurants et salles enfumées où l’on refaisait le monde » avec

cette conclusion « on nous le refait le monde. Propre. Non fumeur. Une humanité

en bonne santé. Ce sera formidable. Elle ne vivra peut être pas plus longtemps

mais le temps lui semblera long ».

Jeunes en errance et consommation

D’après LIBERATION « des milliers de marginaux s’installent au soleil durant la

saison estivale » et le Sud devient la « résidence d’été des jeunes sans

domicile ». Evoquant ces jeunes au « look nouveau punk » qui errent l’été entre

les grandes villes du sud, passent la frontière espagnole ou italienne et «

guettent le prochain festival », le journal affirme qu’ils « s’identifient un

peu aux « travellers » ces voyageurs technophiles perpétuellement sur la route »

mais que « leur terrain à eux est plus limité et leur situation plus subie » car

ils « vivent leur précarité en sédentaires, dans les squats ou la rue, sauf

l’été où ils partent ». Le journal qui relève que pour les jeunes errants «

Montpellier s’impose vite », précise qu’un éducateur ne « s’en étonne pas »

affirmant que «cette ville reste un gros centre d’infos pour les différentes

teufs et les festivals (…) Une grande zone d’échange de drogue, aussi ».

Rencontre avec ces jeunes, dont Aurélien, 18 ans, apprenti pâtissier parisien,

que sa mère a « " foutu dehors" pour des histoires de cannabis », mais aussi

avec Pascal qui avec ses copines squatte une maison abandonnée à Montpellier. Il

dit « on y est à 14 en ce moment mais certains ne veulent rien foutre pour les

tâches communes comme la bouffe ou la défonce » D’après le quotidien, « comme la

quasi-totalité des squatteurs » eux « carburent aux mélanges alcool ?

médicaments, les produits de substitution , peu coûteux et facilement

accessibles (étant) les plus prisés ». L’éducateur assure « il met KO direct, il

anesthésie complètement ». Précisant qu’à Montpellier ceux qui viennent « faire

le plein de bon plans et de produits » restent deux ou trois jours, Libé indique

que « les autres partent souvent comme ils sont venus, sur un coup de tête ». En

conclusion l’image de ce « punk en attente de petit déjeuner », vu devant la

Croix Rouge, qui a écrit sur son tee shirt « Demain, c’est aujourd’hui en pire ».

REDUCTION DES RISQUES

« Des kits d’Etat pour se droguer » s’indigne en titre VALEURS ACTUELLES qui

évoque les kits « sniff propre » et « shoot propre » qui « ont fait leur

apparition dans les rassemblements musicaux de l’été ». Précisant que Serge

Lebigot, président de France sans drogue, à écrit au ministre de la santé pour

protester contre la distribution de ces kits aux journées Solidays (solidarité

sida), parlant « d’incitation à la consommation de drogues auprès des jeunes »,

le magazine juge que ce qui est « ubuesque » c’est que ces kits « sont

labellisés et financés par l’Etat ». Suit une description du premier kit composé

de « tout l’attirail pour sniffer la cocaïne » ainsi que du second qui « se veut

« outil de prévention contre le virus du sida et des hépatites » à destination

des héroïnomanes » et qui est accompagné, d’un « message du ministre chargé de

la santé » ce « qui a surpris le président de France sans drogue ». Serge

Lebigot déplore « ces packs loin d’être réservés aux héroïnomanes étaient

disponibles sur plusieurs stands associatifs, le député UMP Jean Paul Garraud

dénonce pour sa part cette « scandaleuse prévention- incitation » et à en croire

la revue « une dizaine d’autres parlementaires de droite lui ont emboîté le pas

». « Circonstance aggravante » d’après V. A , Serge Lebigot note dans sa lettre

au ministre que ces kits ne contiennent « aucun message de prévention et surtout

aucune indication concernant le danger des drogues » et que « le message délivré

aux jeunes est donc « la drogue ne tue pas si vous utilisez ces kits » » Et le

journal de renchérir que ces kits « se contentent de mettre en garde sur

l’utilisation du produit pas sur le produit lui-même ».

EN BREF

A en croire LE POINT « pour ne pas nuire à la Foire aux vins d’Alsace, qui s’est

tenue à Colmar (…) les contrôles radar et alcotests ont été très réduits pendant

cette période. Et redoublent depuis la fin du Salon ».

L’AFP annonce qu’un réseau de cocaïne a été démantelé au Teknival de Crucey

(Eure et Loire) avec l’interpellation par les gendarmes de 12 suspects qui

opéraient dans cette immense fête techno. D’après le colonel de gendarmerie, ces

personnes, parmi lesquelles on compte des mineurs appartiennent à un « réseau

organisé ». L’agence précise qu’ils ont été interpellés en possession de

cocaïne, de divers produits stupéfiants dont de l’ecstasy, et de « plusieurs

milliers d’euros » (21 000 euros en espèces, selon le procureur). Rapportant que

deux autres trafiquants de moindre importance ont également été interpellés,

l’agence note que selon le préfet, le rassemblement s’est « globalement bien

passé » avec 500 interventions de Médecins du Monde « pour de la bobologie » et

450 interventions de la Croix Rouge. D’après l’agence, 14 « teufeurs » ont dû

être dirigés vers les hôpitaux de la région, dont un jeune homme de 24 ans,

victime d’une overdose. Un journaliste a déclaré à l’AFP que les raveurs qui

quittaient la base, dès dimanche matin, ont été immobilisé sur les accès

desservant le site, pour des contrôles d’alcoolémie ou de consommation de

stupéfiants.

DOPAGE

Dans CHARLIE HEBDO une chronique de Cavanna « Du cancer comme doping ». Assurant

que tous « les vrais sportifs se sentent déshonorés » et que « l’on pleure dans

les chaumières » car « un mythe grandiose s’écroule » après les révélations sur

Armstrong, le chroniqueur invective « hypocrites sanglants ! Tartuffes

boursouflés ! Vous feignez de vous raccrocher à l’image d’un sport bon pour la

santé (…) fraternel, loyal, formateur, « fair play ». vous savez très bien que

ce n’est pas ça le sport », et il lance « ce qu’il vous faut c’est du «

dépassement de soi » (…) c’est repousser les limites jusqu’à l’extrême, jusqu’à

l’impossible (…) alors il faut savoir. Pour franchir les limites il faut aider

la nature (…) Eh bien qui veut la fin veut les moyens. L’exploit ne s’obtient

pas en suçant des haricots verts. Libérez la dope !». Et d’interroger « dans

cette société où l’on admet que les adolescents se saoulent la gueule à mort

pourvu qu’il y ait quelqu’un d’à peu près sobre pour conduire et ramener la

charretée d’ivrognes, de quel droit se permet?on d’interdire à un sportif

professionnel, désireux de servir à son public ce qu’il attend de lui,

d’utiliser tous les moyens existants pour atteindre ce noble but ?». A

l’argument que les sportifs pourraient en mourir, Cavanna répond que de « toute

façon, le champion est un sacrifié, comme Jésus Christ pour le salut de

l’humanité, mais lui pour son divertissement ». Tonnant « je l’ai déjà dit et je

le répète foutez la paix aux sportifs qui usent d’adjuvants afin de donner au

spectateur payant ce pourquoi il paie » il ajoute « Et moi je vous dis que le

public s’en fout, il veut des résultats, il veut du surpassement ». Et de

suggérer que le « pousse au cul » d’Armstrong n’est peut être pas la chimie mais

son cancer, pour conseiller « si le cancer fait gagner le Tour de France, faites

le vous inoculer, ô sportifs français, afin que je sois fier de vous ».

Maroc ? raves parties ? islamistes

« Les islamistes marocains dénoncent les raves parties » titre LE FIGARO qui

cite l’un des chefs du Mouvement unité et réforme, branche radicale du parti des

islamistes légaux « Nous ne sommes pas contre les festivals, mais ils doivent

être conforme à l’esprit religieux, c’est-à-dire sans alcool et sans

déliquescence ». Selon un autre responsable du même parti : « qui dit festival

de musique dit toutes les pratiques modernistes et post modernistes comme les

boissons alcoolisées, la drogue, la danse, l’adultère, l’homosexualité et la

perversion sexuelle et intellectuelle ».

Ethylotest

L’AFP qui titre sur le « succès d’un éthylotest anti-démarreur en Haute Savoie

», indique que depuis janvier 2003, 38 automobilistes arrêtés en état d’ivresse

et poursuivis par la justice l’ont testé avec un succès total. Charles Mercier

Guyon, médecin responsable du projet, déclare que ces « trente hommes et huit

femmes, en majorité âgés de 40 à 55 ans, n’ont eu aucun accident » et « ont

changé d’attitude par rapport à l’alcool », et il ajoute « je compte demander

bientôt l’autorisation d’étendre cette expérimentation à tout le ressort de la

cour d’appel de Chambéry (Savoie et Haute Savoie, ndlr) et peut être par la

suite à d’autres départements car les Alpes?Maritimes et la Réunion se sont

déclarés intéressés ». L’agence qui explique que le système empêche le démarrage

de la voiture si son conducteur, qui doit obligatoirement souffler dans un

éthylotest, présente un taux d’alcoolémie supérieur à 0,3 grammes d’alcool par

litre de sang, précise qu’il est proposé pour une durée de six mois, comme

alternative aux sanctions pénales, à des conducteurs poursuivis pour avoir

conduit en état d’ivresse (location du dispositif à la charge du conducteur :

1260 euros). Notant que si le candidat respecte le programme, la procédure

judiciaire est abandonnée mais que s’il est contrôlé ivre au volant d’une autre

voiture, son permis est annulé et qu’il risque de la prison ferme, l’agence

rapporte qu’au début du programme certains candidats avaient essayé de prendre

le volant avec de l’alcool dans le sang mais que la machine avait interdit le

démarrage. Le médecin souligne « ce qui est intéressant, c’est que ces

tentatives ont eu lieu au début du test, mais jamais à la fin car les gens

avaient changé de comportement par rapport à l’alcool ». Il précise également

que « plusieurs conducteurs sont même devenus abstinents ». D’après l’agence, un

bilan détaillé de l’expérience française sera fait au cours d’un congrès

international les 27 et 28 septembre prochains à Annecy.

Deux pages de LIBERATION de lundi sur les objets saisis par les douanes dans

lesquels les trafiquants font transiter les drogues et qui montrent que «

l’ingéniosité » des trafiquants « n’a d’égale que l’insatiable soif des

Occidentaux pour les plaisirs interdits ».Une série de photos prises à l’école

des douanes de La Rochelle et qui montrent des objets allant du du taureau en

peluche au chapelet coranique en passant par l’extincteur, le livre ancien, 13

escargots, sans oublier la caisse à chien, le 45 tours, les pompes hydrauliques

etc…, avec pour chacun mention de la « faille » qui a permis la saisie.

Commentaire de Libé « De ces milliers d’anonymes sur lesquels les mailles du

filet se sont refermées, il ne reste plus que ces quelques objets, dérisoires

trophées d’un combat que tout le monde sait perdu d’avance : en France les

douanes ont saisi en 2004 plus de 80 tonnes de stupéfiants. Il n’y a eu aucun

effet sur le marché ».

Grande Bretagne ? kétamine

D’après l’AFP et FRANCE- SOIR, la kétamine, tranquillisant hallucinogène, à

l’origine utilisé pour anesthésier les chevaux, se répand dans les boîtes de

nuit britanniques.

L’AFP indique que selon un rapport basé sur une étude menée dans 15 villes du

Royaume Uni, cette substance se banalise de plus en plus parmi les 18-25 ans, «

d’autant que les pilules d’ecstasy serait désormais moins dosées ». Commentaire

de Harry Shapiro, rédacteur en chef de Druglink, journal publié par l’organisme

indépendant Drugscope, « L’émergence de la kétamine comme une drogue de choix

est un phénomène complètement nouveau depuis notre précédente étude en 2004 où

elle ne figurait pas du tout ». D’après un travailleur social, « La kétamine

s’est fait une place au côté des drogues habituelles sur les pistes de danse,

comme l’ecstasy ». L’agence qui signale que cet hallucinogène, connu également

sous le nom de « spécial k » ou « vitamine k », est vendu en comprimés ou sous

forme liquide pour environ 43 euros le gramme au Royaume Uni, précise que c’est

son dosage qui fait la différence car à forte dose elle peut induire une «

anesthésie complète de type dissociatif », alors qu’à faible dose elle n’est pas

illégale en Grande Bretagne. D’après ce rapport, l’ecstasy se vend par ailleurs

de moins en moins cher dans les villes britanniques ( par exemple : 70 centimes

d’euro à Portsmouth contre 1,46 euro l’an dernier)

15/08/2005

U.E. / GB

LÉGALISATION

MANCHESTER EVENING NEWS

Interview de Chris Davies, parlementaire européen du parti libéral démocrate, à

la radio BBC : toutes les drogues, y compris l’héroïne et le crack, devraient

être légalisées. Les actuelles politiques prohibitionnistes ayant échoué, les

stupéfiants devraient être réglementés. " Tout simplement, le prohibitionnisme

ne s’est pas avéré efficace ".

12/08/2005

U.E. / GB

DÉCOUVERTES

ANSA

Un groupe d’experts du gouvernement, sous la direction de sir David King, a

réussi à séparer les effets d’une substance psychotrope des propriétés qui

entraînent l’accoutumance. Cela ouvre la voie à des médicaments et à des drogues

récréatifs, ayant des effets de stimulation neurale sans pour autant entraîner

une dépendance. Cela remet en question les lois prohibitionnistes en matière de

stupéfiants.

18/08/2005

AMÉRIQUE / USA

CURIOSITÉS

ANSA

La chance a tourné pour José Betancourt, un trafiquant de drogue ; il devra

rendre à l’état du Texas les 2,75 millions de dollars qu’il a gagnés à la

loterie. En effet, Betancourt avait acheté le billet gagnant avec les revenus de

la vente de différents lots de cocaïne.

20/08/2005

AMÉRIQUE / BRÉSIL

JUSTICE

ANSA

La diffusion de Madagascar, le dessin animé de la DreamWorks racontant

l’histoire de quatre animaux qui, s’étant enfuis du zoo de Manhattan, sont

retournés dans leur jungle natale, a été interdite par un juge des enfants. Le

film serait une apologie de la consommation de stupéfiants, et en particulier de

l’ecstasy, à travers des messages subliminaux, d’autant plus dangereux qu’ils

s’adressent à des enfants et à des jeunes.

http//www.madagascar-themovie.com

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