Assez-CP-Technotonomy

Date : 24/01/2011
Source : technotonomy.org

Nous ne pouvons plus accepter la violence avec laquelle le gouvernement s’en prend au mouvement free parties et aux jeunes qui le font vivre, qu’ils soient  musiciens, organisateurs ou participants. Cette fin d’année 2010 nous a révélée la vraie nature de sa politique envers la jeunesse : la répression avant tout.

En novembre, une cellule des RG est crée : un de ses buts principaux : ficher et contrôler les organisateurs de free parties, notamment sur les réseaux sociaux pour pouvoir les empêcher efficacement d’organiser leurs fêtes si elles ne conviennent pas aux autorités. On sait trés bien qu’à moins d’être encadrée par 100 gendarmes, une grande fête techno ne plait, a priori, pas aux autorités. Le travail de la cellule s’étend d’ailleurs à un bon nombre d’autres manifestations publiques : festivals, flashmobs et plus simplement, tous les rassemblements organisés par ou pour les jeunes. Sommes-nous vraiment une telle menace pour la nation?

Puis le gouvernement a choisi de s’en prendre au cœur de ce qui fait vivre les sound systems : leurs sonos et leurs habitats.

Un premier volet de la LOPPSI2 veut donner le droit au juge d’instruction de vendre un matériel saisi avant même la tenue du procès, si celui-ci n’est plus nécessaire pour l’enquête. Nombreux sont les cas ou le matériel est restitué aprés le jugement pourtant cette disposition est clairement une volonté de court-circuiter les juges et dissuader les organisateurs en vendant leur matériel, même si la justice leur donne raison aprés coup !

La deuxième attaque porte sur les habitats d’un bon nombre des acteurs du mouvement techno : les camions aménagés ou les caravanes. Les préfets peuvent désormais expulser les gens vivant dans un camion sans aucun procès et détruire leur habitat en cas de besoin, même s’ils sont installés sur un terrain privé ! Les parents qui les hébergent ou les maires qui les protègent sont passibles de 3700€ d’amende. Les possibilités de recours sont dérisoires. Encore une fois, on voit qu’il est plus simple de taper sur les populations fragiles que de faire respecter la loi DALO sur le logement.

Le 31 décembre dernier, certains organisateurs ont décidé de faire entendre leur « rav’olt » contre ces attaques incessantes, ils investissent une champignonnière, une ancienne base militaire de l’Otan, bien décidês à danser toutes la nuit… et à faire parler d’eux. L’endroit n’est pas forcément bien choisi. L’affluence est importante. Les sound system décident d’arrêter la fête aprés en avoir parlé avec les pompiers. Dehors un dispositif de plusieurs dizaines de policiers et de gendarmes est déployé pour punir les ravers. Gaz lacrymogène, tazers et coups de matraques sont utilisés lors de charges répétées pour disperser les dangereux activistes dansant. Une jeune participante à la fête s’écroule, victime d’un tir de flashball en plein visage. Bonne année 2011 ! C’est la réponse sanglante d’un gouvernement qui peut effectivement se rassurer sur un point : ses techniques de répression sont efficaces, elles peuvent être proposées aux dictateurs qui en ont besoin pour mater la révolte de leur jeunesse !

Nous soutenons la jeune Marie qui a été blessée ce jour là. Cela fait plusieurs fois que l’usage abusif du flashball est mis en cause cette année encore. Nous relayons l’appel à témoins lancé auprès des participants à cette manifestation pour identifier les auteurs de ce tir abusif, dans le but d’un dépôt de plainte.

Nous demandons aussi des explications précises au gouvernement et plus spécifiquement au ministère de l’Intérieur sur sa volonté d’attaquer de maniére aussi frontale les acteurs du secteur free party. On ne peut à la fois demander la structuration d’un mouvement et le forcer à la clandestinité par une répression violente et des attaques législatives aussi brutales.

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