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Reclaim the streets ! Manifestation, le 22 décembre 2012 à Milan (Italie)

Le27 octobre 2012 à Cusago (petit village proche de Milan en Italie)une rave-party a été violemment réprimée par une véritable attaque du service anti-émeute de la police italienne (l’équivalent des CRS en France).

Voici le bilan de l’opération de police : une fille dans le coma pendant plusieurs jours, un chien tué et des dizaines de jeunes blessés, certains gravement. Cet événement fait parti des actes de police les plus violents et insensés de ces dernières années. Mais les médias, de leur côté, se sont limités à rapporter le communiqué du préfet de police.

La responsabilité de cette opération est du préfet de police de Milan, avec le soutien du DPA (Département des Politiques Anti-drogue) : c’est à dire, l’exécuteur des politiques répressives et prohibitionnistes du gouvernement italien. Ces violences ont été justifiées de manière hypocrite, comme actes nécessaires à protéger la santé des participants. Par contre, il est évident que le but était de criminaliser et réprimer une expérience d’auto-organisation libre et autonome.

Cette attaque s’insère, en effet, dans un contexte plus ample d’augmentation des actions répressives : celles-ci sont la seule réponse des institutions au climat de conflit social diffusé que nous respirons en Italie, comme ailleurs en Europe. Au cours de ces derniers mois, nous avons assisté à l’inquiétante augmentation des actions violentes de la part des forces de l’ordre.Celles-ci ont chargé plusieurs fois et sans aucune raison, toute personne « coupable » de défendre ses propres droits etde manifester son dissentiment contre les politiques du gouvernement : peu importe qu’il s’agissait de travailleurs,d’étudiants ou de membres d’autres sujets sociaux politiquement actifs. Au cours d’opérations répressives ayant pour seul but la délégitimassions de tout mouvement de lutte, des centres sociaux et des squats ont été expulsés, ainsi que des perquisitions, des arrestations et d’autres mesures restrictives de la liberté personnelle ont été appliquées aux activistes.

Nous ne pouvons accepter cette dérive extrémiste et violente de l’état qui se serve des son bras armée (les forces de polices mais aussi,de plus en plus souvent, l’armée : voir, par exemple, la répression contre le mouvement NO TAV en vallée Susa) en défense d’un système économique qui a déjà démontré, il y a longtemps, son inadéquation.

Dans ce scénario, ce qui s’est passé à Cusago ne peut pas rester sans réponse de notre part : nous nous considérons tous concernés !Nous nous battons pour défendre des espaces de liberté (soient-ils temporaires ou stables) où continuer à cultiver notre opposition au système à travers le développement des vieilles et nouvelles pratiques contre-culturelles. En effet, ces dernières marquent notre altérité par rapport à la marchandisation des existences qui est typique du modèle social où nous sommes plongés.

Nous retenons indispensable ramener l’attention de la collectivité sur les thématiques fondamentales pour notre mouvement, comme l’autogestion et l’autoproduction. Nous voulons réaffirmer fortement la légitimité des pratiques de réappropriation des espaces, du temps et des savoirs. Nous revendiquons l’actualité de l’outil l’occupation en tant qu’acte capable de donner la vie,temporairement ou stablement, à des zones autonomes et libérées.

A travers les failles du système et la réappropriation de ses déchets, il est possible d’échapper aux logiques du pouvoir et du profit pour créer des espaces publiques de socialité qui sont capables de s’autoréguler, pour expérimenter des nouvelles modalités d’interrelation entre les personnes.

Surces présupposés nous avons construit un parcours de confrontation ouverte entre des sujets hétérogènes provenant de toute Italie et d’ailleurs. Tous ces sujets ont la volonté et l’intérêt de créer des nouveaux raisonnements et pratiques en communes : des tribes, des espaces sociaux, des individus ont participé aux assemblés publiques au cours desquelles nous avons décidé de donner une première réponse à toutes ces exigences latentes, une réponse forte et claire, provenant des rues . Ceci a impliqué la création de nouvelles interrelations parmi des parcours politiques et sociaux différents.

Le22 décembre 2012 nous allons manifester pour revendiquer nos actions et dénoncer ce climat de tension à travers une présence consciente dans les rues et dans les squares. Une action qui sera capable de casser le mécanisme récriminatoire qui nous entoure et de faire entendre notre voix et nos pensées. Le cortège passera devant à des lieux hautement symboliques de la répression de l’état, par exemple la prison de S. Vittore : véritable épine dans le pied du tissu urbain de la ville de Milan. Avec la musique, nous ferons entendre notre présence et nous porterons notre solidarité à tous ceux qui subissent l’oppression de l’état.

On se voit tous à Milan!

Pour info ou adhésion

Liste des soutiens

Art@Hack
Bass Narp – Torino
Blackquirex – Milano
Blame Society rec. – Brescia
Bodeguita Social – Milano
C.S. Le Boje – Mantova
C.S.O. Rebeldia – Pisa
Doggod – Brescia
DustiNN Crew
F.O.A. Boccaccio – Monza
Fattoria Crew –
IgnorArt Coll3ctive
Illegal Show Builderz
Illegal Tekno Kaos – Belluno
Infoshock – Torino
Jihad507
Killanation – Milano
Kimo Sound System –
Lab57 – Bologna
Lazzaretto Autogestito – Bologna
Noize Soldiers Sound System – Aosta
Officina Tsunami – Bologna
Officina Barabana sistema sonoro – Bologna
Osservatorio Antiproibizionista – Pisa
Otakon – Varese
Piraty Lab (Pirati Italiani) – Roma
SaboTAZ – Cremona
Tiby Tribe
Troublemakers – Bologna
UrbanKaos –
Lapardè – Palermo
Nameless – Napoli
Kernel panik – Roma
Family tek – Roma
Powaflowa – Varese
Souljah rebel – Brianza
BUS 31-32 – Marsiglia
Techno+

 

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