Rapport annuel pour 2007 de l’Organe International de Contrôle des Stupéfiants


Une analyse de la situation mondiale en matière de contrôle des drogues en 2007…

Dans
son rapport annuel pour 2007, l’Organe international de contrôle des
stupéfiants (OICS) évalue : la proportionnalité dans la réponse des
Etats aux infractions liées à la drogue : il engage les Etats à veiller
à prendre des mesures proportionnées dans l’action de répression,
l’action judiciaire et l’action sanitaire ; – le fonctionnement du
système international de contrôle des drogues et l’application des
traités internationaux : il souligne la complexité croissante du trafic
; – la situation de l’offre de drogues pour chaque région du monde
(faits nouveaux ; évolution de la culture, de la production et du
trafic de substances ; législation et action des Etats…) : il
constate l’augmentation du trafic en Afrique et en Asie occidentale,
notamment de précurseurs chimiques ; le développement d’itinéraires de
contrebande de cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Afrique. 

Consulter le rapport (pdf, 133 pages) sur: http://www.incb.org/incb/fr/annual-report-2007.html
Consulter les communiqués de presse sur: http://www.incb.org/incb/fr/press_releases.html
Consulter la synthèse par région (pdf, 6 pages) sur: http://www.incb.org/pdf/annual-report/2007/fr/03-press-release.pdf

 

2 commentaires suite à la sortie de ce rapport :

L’ORGANE ANTIDROGUE DES NATIONS UNIES RATE LA CIBLE DANS SON NOUVEAU RAPPORT

Les politiques que prescrit l’OICS sont malavisées et dangereuses

Source : http://www.aidslaw.ca/publications/interfaces/downloadFile.php?ref=1300
Date :04/03/2008

Les critiques fraîchement réitérées à l’endroit du Canada, par l’Organe international de contrôle des stupéfiants de l’ONU (OICS), sont peu éclairées et portent atteinte à l’efficacité des réponses au VIH et à l’hépatite C parmi les personnes qui font usage de drogue illégale, affirme le Réseau juridique canadien VIH/sida.
« Encore une fois, l’OICS se montre dangereusement coincé par l’idéologie et dépourvu de bon sens, de raisonnement scientifique et d’orientation judicieuse pour les politiques publiques, dans ses positions à l’égard de la drogue » a commenté Richard Elliott, directeur général du Réseau juridique. « L’OICS se refuse à reconnaître que la consommation de drogue est essentiellement un problème de santé publique, qui requiert une réponse de santé publique. Il persiste à mousser la même approche de « guerre à la drogue », qui s’avère un échec retentissant, plutôt que d’appuyer les services dont on a démontré l’efficacité pour protéger et promouvoir la santé des communautés et de certaines des personnes les plus marginalisées du Canada. »
Dans son rapport annuel qui sera rendu public demain, l’OICS critique encore le Canada pour son autorisation à l’activité de l’Insite, le lieu supervisé pour l’injection dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver.
« Tristement, cet organe qui est chargé de superviser les traités onusiens sur la drogue continue de mal interpréter la loi », déplore Elliott. L’affirmation de l’OICS voulant que les lieux supervisés pour l’injection contreviennent aux traités internationaux est démentie par les conseillers juridiques de l’ONU; ceux-ci ont conclu que de tels services sont légaux en vertu des traités.
Elliott a également réprouvé la nouvelle critique lancée contre le Canada par l’OICS, prétendant que des villes canadiennes contreviennent aussi aux traités onusiens sur la drogue en distribuant des trousses sécuritaires pour prévenir les blessures et la propagation de maladies par la consommation de crack.

« C’est une critique dépourvue de toute logique. Ces programmes sont identiques aux programmes d’échange de seringues qui font en sorte que les gens n’ont pas à partager ou à réutiliser des seringues usagées, lorsqu’ils s’injectent de la drogue », explique Elliott.
Les personnes qui fument du crack peuvent avoir des plaies orales et des brûlures et coupures aux lèvres, à cause de l’utilisation de pipes de fabrication artisanale à partir de matériaux aux rebords parfois coupants, comme des cannettes de breuvages. Le fait de partager des pipes à crack entraîne un risque accru de transmission de maladies infectieuses comme l’hépatite C.
« Les trousses pour un usage plus sécuritaire de crack, parce qu’elles contiennent des éléments comme des tubes de verre et des embouts de caoutchouc, font en sorte que les utilisateurs sont moins susceptibles de blesser leurs lèvres et leur bouche et de contracter des infections en partageant des pipes. Il s’agit d’une mesure sanitaire bien fondée mais que l’OICS ne semble pas comprendre », a conclu Elliott.
L’an dernier, le Réseau juridique et l’Open Society Institute ont publié le rapport Closed to Reason: The International Narcotics Control Board and HIV/AIDS [Rébarbatif à la raison : l’OICS devant le VIH/sida], un examen détaillé qui met en relief comment l’OICS insiste sur l’application de lois pénales, en matière de drogue, au détriment de la santé publique et des droits humains. Le rapport est disponible sur Internet à www.aidslaw.ca/drugpolicy.
Au sujet du Réseau juridique canadien VIH/sida
Le Réseau juridique canadien VIH/sida (www.aidslaw.ca) ?uvre à la promotion des droits humains des personnes vivant avec le VIH/sida ou vulnérables au VI H, au Canada et dans le monde, par ses travaux de recherche, d’analyse juridique et des politiques, d’éducation et de mobilisation communautaire. Il est l’organisme chef de file au Canada sur les enjeux juridiques et de droits de la personne liés au VIH/sida.

Bolivie/Pérou: vives
protestations contre un rapport sur la feuille de coca

Source : AFP
Date : 05.03.08

Le dernier rapport de l’Organe
international de contrôle des stupéfiants (OICS),
voulant éliminer notamment la mastication de la feuille de
coca, a soulevé mercredi une vague de protestations au Pérou
et en Bolivie où cette plante fait partie de la vie
quotidienne.

L’OICS, dont le siège est à Vienne,
demande aux gouvernements du Pérou et de la Bolivie
d’adopter "des mesures pour interdire la vente, l’utilisation
et les tentatives d’exportation de la feuille de coca à des
fins incompatibles avec les traités internationaux de
contrôle des drogues". Selon l’OICS, la culture de la
coca est en hausse au Pérou (51.000 hectares) ainsi qu’en
Bolivie (27.500). Le gouvernement bolivien a vivement réagi:
"C’est une imposture", a affirmé le ministre
bolivien de la présidence, Juan Ramon Quintana. "Ils
insistent à nouveau alors qu’on a fait tant d’études
qui démontrent que la coca n’est pas la cocaïne… nous
sommes furieux", a protesté Hernan Justo, le président
d’une association de producteurs de coca. Selon Julio Itma, un
dirigeant des mineurs, "interdire la coca, c’est comme nous
enlever l’air, parce que c’est cette coca qui donne la force de
travailler (à haute altitude) et nous enlève la
fatigue".

En Bolivie, où la feuille de coca sert pour
les infusions, la mastication et parfois même à des
fins thérapeutiques contre les douleurs d’estomacs ou les maux
de têtes, le président de la République, M. Evo
Morales est resté dirigeant du puissant syndicat des
planteurs de coca. Au Pérou, le président de la
région de Puno (à l’est, proche de la Bolivie),
Hernan Fuentes, a rejeté "catégoriquement ce
rapport parce qu’il ne tient pas compte de notre réalité"
dans une région où 95% de la population utilisent la
feuille de coca. Pour le chef de la lutte anti-drogue au Pérou,
Romulo Pizarro, la mastication est une tradition qui devrait
disparaître lentement.

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