Mildt : la France va élaborer un plan européen de lutte contre la drogue

Selon la MILDT, le plan européen anti-drogue sera calqué sur celui de la France…

Source : AFP
Date: 04/03/2008
 

La
France va élaborer avec la Commission Européenne un
plan de lutte contre la drogue qui doit être lancé en
juillet, a annoncé mardi le président de la mission
interministérielle de lutte contre la drogue et la
toxicomanie (Mildt), Etienne Apaire. "Nous allons travailler
avec la Commission Européenne pour mettre en place à
partir de juillet un nouveau plan européen de lutte contre
la drogue", a déclaré M. Apaire. Cette date
coïncidera avec le moment où Paris prendra la
présidence de l’Union européenne (UE).
Ce plan
"reprendra cette fameuse approche globale un peu inventée
par la France" associant prévention, répression
et soins, a-t-il précisé lors d’une conférence
de presse avec le secrétaire général de l’Office
international de lutte contre le trafic de stupéfiants
(OICS), Koli Kouame, à l’occasion de la présentation
du rapport annuel de l’OICS, dépendant de l’Onu et basé
à Vienne.

"S’agissant de la France, la Mildt sous
l’autorité du Premier ministre et sur instruction du
président de la République est en train de préparer
un plan de lutte gouvernemental contre les drogues et les
toxicomanies", a ajouté M. Apaire. "Nous avons
décidé de réintroduire de manière très
claire l’interdit pesant sur les drogues illicites", a-t-il
rappelé, évoquant des "sanctions pédagogiques",
comme les "stages de sensibilisation" aux drogues, prévus
par la loi Sarkozy de prévention de la délinquance du
5 mars 2007 et disponibles en principe depuis le début de
l’année. Le président de la MILDT a également
insisté sur les ravages de la cocaïne, dont "la
consommation a doublé depuis 2002". "Nous avons
une répartition de cette cocaïne très importante à
travers toutes les strates de notre société. Les
réseaux de distribution de cannabis sont en train de se
convertir à la distribution de cocaïne", a-t-il
affirmé. Selon lui, en France 100.000 personnes reçoivent
des produits de substitution à l’héroïne. "Je
crains malheureusement qu’il n’y ait pas de substitution s’agissant
de la cocaïne", a-t-il dit.

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