La « Réduction des Risques », qu’est-ce que c’est ?

La loi interdit l’usage, la détention, le transport et le trafic de la plupart des drogues. Les informations que nous diffusons s’inscrivent dans la politique de Santé Publique appelée Réduction des Risques (Loi du 26 janvier 2016) et ne sont en aucun cas une incitation à la consommation de produits illicites.

Nous croyons seulement qu’Informer ne nuit pas à la Santé !

« Il n’y a pas de réduction des risques
s’il n’y a pas de risques. »

Ça a l’air stupide, mais cela veut tout simplement dire que le risque existe, que l’on prend des risques tous les jours et qu’il faut l’accepter comme tel. Pour ne pas avoir de cancer du poumon, il ne faut pas fumer, pour ne pas avoir de cirrhose, il ne faut pas boire, pour ne pas avoir le Sida, il ne faut pas baiser… Le problème c’est qu’il y a des gens qui fument, qui boivent, qui baisent et qu’il faut faire avec.

La réduction des risques, cela consiste à faire des choix personnels.

Si je prends le cas de la cigarette, connaissant les risques encourus, je vais pouvoir faire plusieurs choix : je peux décider personnellement de ne pas fumer, de fumer peu et comme les choses ne sont jamais définitives dans mes choix, je peux aussi décider un jour d’arrêter. Et puis en même temps, peut-être que si je fume c’est que j’en ai besoin, ça m’aide et que si je n’avais pas cette soupape, je n’irai pas bien.
La politique de réduction des risques que mène Techno+ sur les drogues participe de la même manière. Quoique puissent en penser certains, Techno+ ne donne pas des informations pour utiliser des drogues sans danger, mais des informations pour que les personnes puissent faire des choix personnels, y compris et c’est tant mieux, le choix de ne pas consommer de drogues. Toute la politique de prévention sur les drogues en France est régie par la loi de 1970 qui détermine quelles sont les drogues, en interdit l’usage sous peine de prison ou de soin obligatoire.
Ce qui fait que tous les discours sur La Drogue doivent faire peur, on diabolise à outrance en racontant n’importe quoi, et comme cela ne marche pas, on menace. Si on prend l’exemple de l’ecstasy, d’un côté il y a un discours qui dit que c’est une drogue très dangereuse, mortelle et que l’on va être de toute façon malade, et de l’autre côté il y a les amis qui disent que c’est super, sans danger et qui, en plus, ont l’air de bien se marrer.
Évidemment, comme la plupart du temps aucun de nos amis ne sont morts ou malades avec de l’ecstasy, on a tendance à croire que les informations alarmistes qui ont été données sont fausses. Dans tous les cas, que cela soit dans le discours convenu, ou celui de ses amis, la personne n’a pas vraiment la possibilité de faire un véritable choix.
Dire que si une personne utilise des drogues, c’est uniquement parce quelle est faible, qu’elle se laisse entraîner, ou alors parce qu’elle a des problèmes psychologiques est un peu simple, c’est oublier que la demande première de tout un chacun c’est de prendre du plaisir.
Ce choix ne dépend pas non plus uniquement des choses que l’on a pu lire, entendre ou voir. Le choix d’utiliser ou de ne pas utiliser une drogue est toujours un choix personnel complexe et dépend de beaucoup de facteurs…
Pour finir je rappellerai qu’historiquement, la politique de réduction des risques a été mise en place en France pour ralentir l’épidémie de sida parmi les usagers de drogue par voie intraveineuse, épidémie qui s’est développée à cause de la loi de 70 qui obligeait les usagers de drogue à vivre dans la clandestinité, empêchait la diffusion de toute information ainsi que la distribution des seringues stériles.
Il faut savoir aussi que si l’on savait depuis 1984 que les seringues transmettaient le virus, celles-ci n’ont pas pu être mises en vente libre avant la fin 1987 parce que des hommes politiques refusaient, sous couvert de morale, qu’elles soient en vente.
Sur les 200 000 usagers de drogues, combien ont été contaminés durant cette période à cause de cette saloperie ? A cette époque l’usage de drogues méritait-il la mort ?
Les consommateurs de drogues sont-ils une portion négligeable de l’humanité ? Dans la plupart des autres pays européens, la vente libre des seringues depuis plusieurs années, a évité que l’épidémie ne touche les usagers de drogues, ces pays avaient bien compris qu’ il ne faut pas confondre la chasse à la drogue et la chasse aux drogués…

De infos objectives sur les drogues

Les drogues, au sens général du terme, sont des substances dont l’usage est souvent règlementé voire interdit par la loi. Si elles ne présentent pas toutes le même danger pour la santé, la plupart d’entre elles exposent au risque judiciaire (jusqu’à un an d’emprisonnement pour en avoir consommé).

Les progrès de la science, de la médecine et de la recherche militaire ont profondément changé la culture de prise des drogues. Un grand nombre de produits de synthèse sont apparus sur le marché. Ces produits sont souvent détournés de leur fonction première vers de nouveaux usages.

L’objectif n’est en aucun cas d’inciter mais de réduire les risques liés à l’usage récréatif des drogues. Nous espérons que ces quelques conseils permettront aux consommateurs et à leur entourage de terminer la fête aussi bien qu’ils l’ont commencée.