FAQ – Foire aux Questions

Que signifie la RdR ?

Historiquement RdR signifie Réduction des Risques liés aux usages de drogues. Techno+ s’inscrit dans le concept plus large de la RdR liées à la prise de produits psychoactifs et des pratiques festives. A travers la diffusion sur le net et sur le terrain d’informations objectives sur un ou des produits, sans tentative de moraliser les consommateur·e·s en recherche d’infos sur leur potentielle prise de produits. Il s’agit de donner les moyens aux consommateur·e·s d’élaborer leurs propres stratégies de prévention et réductions des risques et des dommages possibles quand on fait la fête.

Mise en place par des militant·e·s au début des années 80 pour ralentir l’épidémie du SIDA chez les consommateur·e·s de drogues, la RdR est aujourd’hui une politique de santé publique officielle bien que mal connue du grand public.

Pour plus de détails sur la RdR c’est ici

Qu’est-ce que la santé communautaire ?

La santé communautaire c’est quand un groupe de personnes, identifie ses besoins de santé et définit les solutions à mettre en place pour y répondre. Il s’agit d’une démarche participative afin d’élaborer collectivement les actions à mettre en place pour la santé de son groupe communautaire.
Techno+ est une association de teuffeur·e·s pour les teuffeur·e·s, qui vise à promouvoir la RdR au sein du mouvement de la fête libre. Et qui répond par la même occasion aux valeurs d’autogestion du mouvement dont on fait partie.

Quel est le cadre légal des actions de RdR Festives ?

En 2004, après 20 ans d’expérimentation, la RdR est finalement reconnue dans la loi comme une politique de santé publique. Concrètement depuis 2004, tout intervenant.e de RdR ne peut être accusé d’incitation à la consommation dans le cadre d’une intervention sanitaire de RdR.

Cette loi a permis de relaxer le Président de Techno+ de l’époque, Jean Marc Priez en 2005. (CF Historique de Techno+).

En 2016, cette loi a été renforcée pour permettre l’ouverture de salle de consommation et des services d’analyse de produit.Être plus concret sur les risques mais aussi les possibilités pour ceux et celles qui ne sont pas dans une asso : diffuser du matos d’une asso reconnue.

Pourquoi et comment faire de la RdR ?

Limiter la propagation d’infection par la méthode RdR, c’est-à-dire donner les moyens aux consommateur·e·s d’élaborer des stratégies en fonction de ses propres pratiques et de sa recherche de plaisir à travers la prise de produits psychoactifs. Il ne s’agit pas d’ignorer les risques, mais de les identifier et de trouver des solutions afin de réduire les risques existants des pratiques festives.

Une action de RdR demande une certaine logistique et une certaine volonté, non pas qu’il faille absolument un diplôme pour initier une intervention de RdR. Pour autant, il faut avoir certaines connaissances qu’on peut trouver facilement si le sujet nous intéresse, et des outils dorénavant accessibles (grâce aux luttes menées par les militant·e·s dans les années 80).

En menant une action de RdR tu fais de la promotion de la santé.

Un texte de loi encadre La RdR et protège pénalement les intervenant·e·s de toute responsabilité dans le cadre d’une intervention dite sanitaire.

Qui sont les volontaires de Techno+ ?

Les intervenant·e·s de RdR au sein d’une association de santé communautaire ont une identité propre et s’engagent à mener des actions de santé pour les membres de la communauté où ils ou elles s’inscrivent.

Techno+ est une association de santé communautaire,  son identité s’inscrit dans le mouvement techno. Techno+ est composé de teuffeurs et teuffeuses issues du mouvement techno soucieux de faire la promotion de la santé en son sein.

Qu’est-ce que l’écoute, l’empathie et le non jugement ?

Un.e intervenant.e qui mène une action de RdR se soucie de l’interaction qu’il/elle va avoir avec chaque participant.e au cours d’un rassemblement festif. Il s’agit du savoir être de l’intervenant.e.

Beaucoup d’interactions humaines possibles au cours d’un rassemblement, et encore plus lorsqu’on mène une action de RdR. Nos volontaires ont pleinement conscience que leurs interactions peuvent avoir un impact sur un teufeurs/ une teufeuses et que par conséquent un.e intervenant.e est responsable de comment il interagit avec la communauté en s’assurant une forme de bienveillance, en faisant de son mieux. Pour cela l’intervenant.e est empathique , c’est-à-dire qu’il ou elle est en mesure de comprendre la position de la personne avec qui il ou elle interagit en évitant de projeter ses propres expériences sur l’autre. Le non jugement est pratiqué par les intervenant·e·s même si juger est un réflexe humain, lorsqu’un.e intervenant.e est face à une situation de crise, et qu’il/elle doit mettre un personne en sécurité, la situation est telle que l’intervenant.e accompagne la personne dans le besoin sans juger ce qu’elle a pu faire avant ni ce qu’elle a l’intention de faire.

L’empathie et le non jugement sont des compétences humaines qui sont activement nécessaires dans plusieurs disciplines (sciences sociales, psychologie..) qui se retrouvent dans nos actions de santé communautaire.


C’est quoi un Chill Out ?

Certains collectifs, et beaucoup d’associations s’engagent à se rendre en free avec un Chill Out. Les organisateur·e·s tiennent souvent à cet espace pour que les participant·e·s se sentent mieux.

Nous tenons particulièrement à cet espace, car c’est un lieu propice à la créativité pour nos volontaires, et surtout un espace qu’on propose pour les participant·e·s afin qu’ils/elles puissent avoir un lieu pour se reposer, discuter, profiter.

Le chill permet aux participant·e·s d’avoir un moment off, car une teuf peut être éprouvante pour notre corps et nos oreilles.

Les fêtard·e·s utilisent principalement notre chill pour s’assurer une pause pendant leur week end mémorable et festif. Le chill est un lieu de passage propice aux retrouvailles et à la rigolade aussi. Nous cherchons avec cet espace à mettre en place un lieu de vie pour la teuf et c’est une partie centrale de notre dispositif.

Pour autant, malgré notre bienveillance nous devons être vigilant·e·s sur les événements en cours sur le chill, car c’est un lieu ouvert à tous sans distinction mais nous ne sommes pas à l’abri d’actes qui puissent casser l’ambiance.

C’est quoi un stand ?

Lorsque nous intervenons, le chill out et le stand d’infos sont nos priorités dans l’élaboration de notre action. Pour autant, nous mettons un point d’honneur à proposer un stand de diffusion et non de distribution.

Selon nous un stand de distribution a pour vocation de proposer des outils et des flyers en libre accès sans chercher à créer un contact avec les fêtard·e·s.

Tandis qu’un stand de diffusion tend à proposer un espace d’information avec une attention particulière d’être actif et présent au cours de l’événement. En effet, la présence active des intervenant·e·s permet aux participant·e·s d’avoir des réponses à leurs interrogations sur leur consommation en cours ou passé. 

Qu’est ce que le set et setting ?

Le set & setting est un concept lié à la prise de drogue.

Il s’agit pour les consommateur·e·s  qui souhaitent expérimenter des produits de déterminer s’ils ou elles sont prêt·e·s ou non à vivre cette expérience.

Il s’applique principalement lors de la prise de psyché où l’ambiance risque d’avoir une forte influence sur la bienséance ou non du voyage. Du coup c’est primordial pour un.e voyageur.se expérimenté.e ou non de s’assurer qu’il ou elle est dans les bonnes conditions sociales, personnelles et environnementales pour démarrer son voyage.

Qu’est ce qu’un Bad Trip ? Comment y faire face ?

Un bad trip signifie littéralement un mauvais trip survenu à la suite d’une prise de prods. C’est une mauvaise surprise pour les consommateur·e·s et un moment qu’on aimerait éviter. Sache qu’un bad trip ça peut arriver à n’importe qui, personne n’en est à l’abri.
Pour autant chaque bad trip est différent et a sa propre intensité en fonction du dosage/qualité du produit et de ton état de fatigue/ émotionnelle/ santé physique ou mentale. Il y a autant de facteurs que de bad trip possible. Dans la majeure partie des cas, il s’agit d’un mauvais moment à passer qui s’estompe en fonction de la durée de vie du produit dans l’organisme.

Pour y faire face, la première chose à faire est de s’assurer de la sécurité de la personne qui bad, et si de ce point de vue là c’est ok pour elle et pour toi, tu peux démarrer le processus d’accompagnement psychologique, il n’y a pas de recette magique, c’est beaucoup de tâtonnement et d’expérimentation avant de sentir que t’aide la personne à gérer son bad. L’idée c’est tout de même de le rassurer au max et de ton côté reste calme, ( il faut éviter de transmettre son stress, la personne qui bad risque de le percevoir et c’est le risque d’ajouter un élément dans son bad). Sache que dans ces moments-là, il est important  de rester avec la personne qui bad, elle finira par redescendre et se souviendra de la personne qui l’a accompagné et t’en sera reconnaissante.

Où chercher et trouver de l’infos sur les pratiques festives et la consommations de prods ?

Forum site associatif, institutions officiels, médias, réseaux sociaux, pairs, formations, séminaires (EHESS),  tout est bon à prendre pour s’informer. La consommation de drogue ne se résume pas uniquement à une pratique récréative. Il y a une dimension parfois politique auquel les intervenant·e·s ne peuvent pas échapper. Ce qui nécessite parfois de s’armer de connaissances.

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