Les associations sanitaires en espace festif condamnent la répression envers les free parties

Nous, associations de réduction des risques spécialisées dans l’intervention en milieu festif, dénonçonsla hausse de la répression des free parties.

Nous qui sommes bien placées pour comparer les prises de risques, affirmons que les free parties ne posent pas plus de problèmes sanitaires que les autres événements festifs.

En revanche, la gestion répressive de ces événements majore les risques auxquels sont soumis les participants : les soirées se font toujours plus loin dans des zones reculées, compliquant l’accès de secours que les organisateurs hésitent parfois à appeler tant les risques judiciaires sont importants pour eux.

Les interventions policières sont parfois violentes : une soirée arrêtée induit généralement plus de blessés que n’en produisent 10 soirées accompagnées.

De plus il s’avère que nos dispositifs de RdR en milieux festifs rencontrent des difficultés :

  • Interdiction d’accès aux sites des rassemblements légaux et illégaux.

    En effet, les forces de Police et de Gendarmerie présentes ont empêché l’accès de ces acteurs aux sites, rendant impossible leur intervention.

  • Audition d’associations de RdR en tant qu’organisateurs d’événements festifs illégaux.

    En effet, le manque de reconnaissance et le travail de médiation effectué auprès des forces de l’ordre sur site pousse fréquemment le représentant de l’État en charge de la gestion de l’événement à identifier les acteurs de RdR comme organisateurs de l’événement.

  • Contrôles d’identité à répétition et fouilles des véhicules aux abords des événements.

    Les retards ainsi occasionnés rendent notre action plus difficile notamment sur l’évaluation des risques liés à l’environnement du site et sur la disponibilité de nos services laissant les usagers sans service de prévention effectif.

Par ailleurs, ces contrôles répétitifs contribuent à la genèse d’un climat de suspicion essoufflant la motivation de centaines de bénévoles impliqués dans la prise en charge sanitaire du public fréquentant les

événements festifs.

Lorsque le remède est pire que le mal il faut savoir changer de traitement.

Nous exigeons donc du gouvernement qu’il mette un terme à la gestion désastreuse de ces événements.

Signataires : AIDES, AFR, ASUD Loiret, Aya Atma, Bus 31/32, CILDT, Ekinox, ELR Besançon, Keep Smiling, Korzéame, La Barakateuf, Le TIPI, Médecins du Monde, Prév’en teuf, Proses, Sida Paroles, SOS Hépatites, Spiritek, Techno+.

Contact presse : Techno+ – 06 60 63 12 13

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