Sexe et drogue : la justice italienne enquête sur la nuit agitée d’un député italien

Préparation d’un député italien au test antidrogue pour lui et ses collègues qu’il a lui-même proposé…

Source : Revue de presse de la MILDT du 03/08/2007

Italie – parlementaires – test antidrogue

LE MONDE qui considère que certaines campagnes « peuvent se transformer en boomerang », estime que c’est le cas de « l’initiative antidrogue » promue le 1er août par l’Union des démocrates chrétiens
(centre droit – opposition) qui consistait à soumettre tous les
parlementaires volontaires à un test antidrogue, afin de démontrer que
contrairement à ce qu’avait montré un test aux quels certains députés
avaient été soumis incognito il y a quelques mois, la drogue ne circule
pas parmi les hommes politiques, au moins à l’UDC. Indiquant qu’en
réponse à ce test présenté lors d’une émission de télévision, l’UDC,
avait proposé un test antidrogue obligatoire pour les parlementaires,
le journal précise que finalement ce petit parti se serait bien passé
de cette « opération vérité » car depuis lundi « tous les projecteurs
sont braqués » sur lui, après qu’un député UDC marié et père de famille
ait été surpris alors qu’il festoyait avec drogue et prostituées, une
soirée qui s’est terminée aux urgences à la suite d’une surdose de
cocaïne de l’une des prostituées. Le journal qui indique que le
parlementaire a démissionné de son parti, précise que le secrétaire de
l’UDC a tenté de justifier la conduite de son député en parlant de « la solitude des députés loin de leur famille » et proposant même une indemnité de « regroupement familial »
ce qui a suscité un tollé dans le pays. D’après le quotidien, l’UDC qui
« a tenté de corriger le tir » en affirmant que cette proposition était
« une bêtise », n’a en revanche « rien pu faire pour reporter le test antidrogue qui a fait sourire les italiens ».

LE POINT qui évoque l’affaire, estime que cet
épisode ne concernerait que le député Cosimo Mele, s’il n’avait été
« un des promoteurs d’une proposition de loi obligeant tous les
parlementaires italiens à se soumettre régulièrement à un test »
antidrogue.
Le magazine rappelle que l’UDC avait fait
de la toxicomanie « son cheval de bataille » au parlement après qu’une
enquête eut révélé que 16 députés avaient été contrôlés positifs au
cannabis ou à la cocaïne.

L’AFP rapporte que le député qui a affirmé dimanche soir n’avoir passé la nuit qu’avec une seule prostituée a par ailleurs nié toute détention de drogue.

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