Les Noz’ambules parlent d’alcool avec modération

Quand la prévention institutionnelle utilise les méthodes de la santé communautaire et la RdR…

Source : http://www.rennes.maville.com/Les-Noz-ambules-parlent-d-alcool-avec-moderation-/re/actudet/actu_loc-719772——_actu.html
Date : 10-10-2008

Ces étudiants parlent d’alcool aux jeunes, distillent des conseils. Première tournée hier soir.

« Oui, c’est vrai, il m’arrive de me prendre une grosse rince »,
admet ce jeune étudiant qui s’apprête à aller au concert de Tagada
Jones, salle de la Cité. François, l’un des six étudiants de l’équipe
Noz’ambule, lui demande alors s’il sait s’arrêter de boire avant d’être
complètement saoul. « Oui… », commence-t-il. Avant de poursuivre : « Mais des fois, les verres m’appellent », reconnaît-il.

Equipés
de leur sweat à capuche et armés d’accessoires ludiques, les
Noz’ambules vont à la rencontre des jeunes. Dans le centre ou à la
sortie des classes. Sur le trottoir du lycée Zola, ils interpellent les
élèves sur leur consommation d’alcool. D’abord distants et gênés, les
jeunes ados jouent rapidement le jeu et se prêtent aux différents
ateliers.

« Tous les deux verres, buvez de l’eau »

Mélodie,
20 ans, distille alors ses bons conseils. Sans leur faire la morale,
elle explique à un petit groupe de lycéennes comment limiter leur
déshydratation lorsqu’elles consomment de l’alcool. « Tous les deux verres, buvez de l’eau. Cela vous évitera d’avoir la gueule de bois et surtout d’avoir des absences ! »

Face à Mélodie, Ève, 17 ans, écoute attentivement et avoue : « Lors
d’une grosse soirée, j’ai déjà eu des trous noirs. On m’a raconté que
j’étais tombée par terre plusieurs fois. Heureusement que mes copines
m’accompagnaient.
 » Concentrée et réceptive au discours des
Noz’ambules, Ève reconnaît cependant que cela ne l’empêchera pas de
sortir et de boire ce week-end. « Pour l’instant, je ne me sens pas trop concernée par les risques de l’alcool. Et puis, je fais quand même attention… »

« Connaître ses limites »

La soirée s’écoule. Un jeune étudiant rigole. « Moi, j’ai un truc pour ne pas dépasser les limites. Quand je ne peux plus rouler mes cigarettes, j’arrête. »
A-t-il vraiment prêté attention au message des Noz’ambules ? A deux pas
de lui, une étudiante en langues étrangères semble, elle, plus
réceptive : « Si on veut un éthylotest, on peut donc revenir vous voir ? » François en tend deux au groupe, insiste un petit peu : « Ça peut être utile pour savoir si celui qui vous ramène en voiture a bu un verre de trop. »

Pour
sa première soirée à la rencontre des lycéens, Mathis, autre
Noz’ambule, ne veut surtout pas se positionner comme un donneur de
leçons. Cela serait pour lui contre-productif. « Je sais
très bien qu’ils ne vont pas arrêter de boire du jour au lendemain.
J’espère juste qu’ils se poseront les bonnes questions. Cela peut
arriver à tout le monde d’être bourré, il faut juste connaître ses
limites et laisser le temps à son organisme de respirer.
 »

Reste
que pour cette première, les Noz’ambules ont été plutôt bien
accueillis. La soirée, il est vrai, ne faisait que commencer…

 

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