Stériliser les toxicomanes belge ?

Une députée Belge propose la contraception volontaire aux toxicomanes pour la protection de l’enfance…

Date : 26/03/07

Une députée flamande propose un traitement contraceptif, volontaire et
temporaire, des toxicomanes. La Fédito, fédération bruxelloise d’institions
pour toxicomanes, estime qu’il s’agit d’une fausse solution, peu
respectueuse de l’être humain.

Margriet Hermans, députée au Parlement flamand, s’appuie sur des cas de
négligence grave d’enfants de la part de parents toxicomanes. Dans ces cas
là, s’ils s’agit de toxicomanes lourds et qu’ils commettent souvent des
délits, la députée plaide pour un traitement temporaire dans le cadre d’un
jugement, sur base volontaire et faisant partie de l’exécution de la peine.
Les toxicomanes s’engageraient, pendant leur désintoxication, à un
traitement contraceptif temporaire en échange d’une réduction de peine, et
d’un accompagnement suivi.

Pour la Fédito, c’est le lait qu’on stérilise, pas les toxicomanes. "Ces
propositions montrent la vision d’un certain monde politique face aux
consommateurs de drogues : des délinquants voire des criminels à incarcérer,
des malades mentaux à enfermer et à soigner". La répression, le contrôle et
l’enfermement seraient présentées comme les seules solutions. La décision
prise sous contrainte judiciaire avec comme seule alternative la prison ne
pourrait être considérée comme "volontaire".

La fédération rappelle que le volet préventif, pourtant présenté comme
prioritaire par le gouvernement, ne reçoit que 4% des moyens affectés à la
politique des drogues en Belgique.

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