COVID-19, un alibi parfait pour la répression systématique des amateurs de free party

MESSAGE DE L’ASSOCIATION TECHNO+ À L’ATTENTION DES JOURNALISTES

Techno+, association de santé du milieu techno, voudrait ici déclarer son mécontentement à l’encontre de la couverture médiatique négative, pleine de préjugés et excessivement sécuritaire, ainsi que l’acharnement répressif démesuré que subissent les participants et organisateurs de rassemblements festifs depuis maintenant plusieurs semaines.

La question de l’offre festive actuelle, et surtout de son absence, à la suite d’un confinement de 3 mois, n’a pas été prise en compte dans les politiques sanitaires. Tout le monde s’est retrouvé subitement isolé de son entourage, et la période de vacances qui s’en est suivie est restée très anxiogène au vu des informations et contre informations délivrées à la population cet été.

Teufeurs se protègeant des gendarmes ne respectant pas les gestes barrière !

La fête et la culture ne seraient pas des activités essentielles à la société

Depuis la sortie du confinement, ce 11 mai 2020, et avec la rentrée de septembre, les activités professionnelles, scolaires, touristiques, ainsi que les transports en commun bondés reprennent…

Malgré les risques en lieux clos, on trouve des modalités pour continuer ces activités, jugées essentielles. Des études quantifient les risques de contamination.

Par contre, la fête semble être une activité facultative à la société puisqu’elle reste interdite à ce jour. C’est un choix politique, moral, plus que sanitaire !

Tant dans la Nièvre (lire l’article « Nous défendons le droit à la fête ») qu’en Lozère (lire le communiqué des associations de santé présentes), les ARS n’ont pas relevé de cluster, ni dans aucune autre Free Party.

Aucun cluster en Free party

Quid de données et d’études objectives sur les risques de contamination en Free Party ou autre événement en extérieur ?

Pour ré-ouvrir le transport aérien, on a mesuré le risque de contamination dans un avion, idem dans une salle de classe. Il n’y a, à ce jour, pas de données objectives sur les rassemblements en plein air. Il existe une jauge autorisant jusqu’à 5000 participants dans un évènement, et même plus, sur dérogation préfectorale, comme au Puy du Fou le week-end du 15 août. Les Free Party de cette ampleur sont rares. Pourquoi les interdire quel que soit leur taille au motif du COVID ?

Nous nous posons la question : pourquoi cette répression, et pourquoi touche-t-elle surtout les petites teufs ? Au nom de quel principe sanitaire verbalise-t-on l’ensemble des 300 participants d’une soirée au nombre de personnes volontairement restreint ? Et ce, de manière systématique ! Est-ce que la colère, le ressentiment d’injustice font partie d’une politique de santé publique responsable ? La santé se négocie avec les personnes, et non par des interdits et des postures de père fouettard…

La même répression que depuis 30 ans ne passera pas mieux au nom du COVID

L’autoritarisme actuel n’est là que pour cacher l’impuissance des pouvoirs publics en montrant du doigt les « fautifs », la jeunesse… Bon investissement pour l’avenir !

C’est pourquoi nous nous indignons de cet acharnement répressif sur nos espaces festifs. Les fêtes familiales, amicales ou religieuses font-elles l’objet de poursuites judiciaire, de saisies, de sanctions ? Sont-elle montrées du doigt ? Non, car elles font partie des risques jugés acceptables pour la société dans ce contexte d’épidémie. C’est un choix moral.

Au delà de l’image que renvoient ces fêtes, les comportements ont évolué depuis l’apparition du COVID. Tout le monde à vécu une période de confinement inédite et, bien évidemment, les mentalités ont changé. Les fêtards font plus attention, et de nouvelles stratégies de réduction des risques sont apparues : moins de partage de bouteilles, on privilégie les groupes amicaux que l’on connaît. Pour certains, port du masque pour protéger ses proches les plus vulnérables, lavage des mains au gel hydroalcoolique plusieurs fois dans la soirée, on danse moins serré, avec moins d’accolades…

Vues de l’extérieur, les teufs semblent identiques à d’habitude, mais de l’intérieur, des changements de comportements existent !

Faire des gens qui dansent des délinquants n’est pas la vision de la société dans laquelle nous voulons vivre !

#WeTekCare #WeAreTek

Qui est Techno + ?

Techno + est une association militante qui défend la culture techno et la mise en place d’une politique de réduction des risques liés à l’usage récréatif des drogues. C’est-à-dire une politique basée sur la responsabilisation des consommateurs et non sur l’interdit et la répression.

Depuis 25 ans, elle mène des actions de terrain et diffuse matériels et informations liés aux pratiques et aux substances.
Techno + est financé par le ministère de la Santé, les agences régionales de santé et la MILDECA (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). L’association est basée à Paris, Nantes et Bordeaux.

Concrètement, Techno + monte un stand au cœur de la soirée techno (raves, free parties ou encore teknivals) où flyers et matériels de réduction des risques sont mis à disposition.

Les volontaires sont présents pour échanger et répondre aux questions des teuffeurs. Ils sont formés à l’écoute, au secourisme et à la réassurance face à des situations de badtrip.

CONTACT PRESSE : Jean Marc Priez – 06 03 32 52 07 / Fabrice PEREZ – 06 07 29 98 74
Email : info@technoplus.org / https://facebook.com/TechnoPlusAsso / Twitter : @AssoTechnoPlus

2 réflexions au sujet de “COVID-19, un alibi parfait pour la répression systématique des amateurs de free party”

  1. Il faudrait arriver à solidariser la culture des musiques techno et de des partisans culturels, c’est un art à défendre et qui n’est plus une mode.
    Il faut arrêter de faire culpabiliser les teufeurs par rapport aux drogues, nous savons tous qu’il y a et aura toujours des drogues partout comme dans les teufs.legalistion de tout ça avec le soutien des associations et Caaruds ??

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